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onco sport article de presse nov 2015

Elles s’appellent Nathalie, Myriam, Hélène, Marie, Béatrice ou Chantal... Il y a moins de deux ans, elles ont dû être opérées d’un cancer du sein. Elles racontent leur vécu dans le cadre d’Octobre rose.  

Il y a leur vie avant. Celle où, pour beaucoup d’entre elles, elles ne pensaient qu’aux autres, à leurs petites familles et à leur travail. Sans parfois consacrer beaucoup de temps à elles-mêmes. Non, le cancer du sein, cela ne pouvait pas être pour elles. Le radiologue devait commettre une erreur, forcément. Une vie saine et équilibrée. Peut-être aucun antécédent familial.

 

Et puis il y a eu après. Après cette opération, jusqu’à, dans de rares cas, l’ablation. Les phases d’incrédulité puis de colère qui se succèdent après le diagnostic. Le sentiment de solitude et d’abandon avant l’intervention, faute de connaître une structure d’écoute. L’envie de ne plus manger. La prise en charge, quelquefois dans l’urgence, sans pouvoir s’y préparer. Et puis la chimiothérapie. La douleur. Les chutes de cheveux et des sourcils. Les ongles qui se cassent. Le regard des autres, et en particulier celui de ses propres enfants, difficile à supporter. La radiothérapie, les traitements hormonaux et les bouffées de chaleur...

Elles s’appellent Nathalie, Myriam, Hélène, Marie, Béatrice ou Chantal. Elles ont la quarantaine ou la cinquantaine. Chaque mardi matin, elles se retrouvent à la salle polyvalente de Palaja, pour une séance de gym adaptée. Là, elles pensent à leur bien-être.

En pratiquant cette activité physique, elles se remettent plus facilement du mal qui les a rongées il y a moins de deux ans. "Avec le traitement hormonal, je me sens fatiguée certains soirs. Avec la gym, ça ira mieux", avoue Béatrice, pour qui il s’agit du premier cours. "Avant, c’était mon ancienne vie", lance l’une d’entre elles en évoquant les bouleversements engendrés par cette maladie. "Désormais, je veux vivre des moments de qualité et plus du médiocre", rajoute une autre. 

Par cette épreuve, toutes avouent relativiser sur les petits problèmes sans importance de leur existence. Le bac de leur fille ? "Ce n’est pas grave, elle le repassera", lance Chantal, qui s’étonne de sa réaction. Avant, elle n’aurait certainement pas accepté cet échec. Myriam, 50 ans, s’est, quant à elle, mise à de nombreuses activités. Elle croque la vie qu’elle sait fragile pour chacun de nous : gym, marche, qi-gong... Et même des claquettes depuis cette semaine !

"Le sport m’a aidée à me remettre." Cette quinquagénaire manie aussi beaucoup l’humour... noir pour évoquer son cancer, trouvant un intérêt pour la chimio en terme d’épilation. Rires complices au sein du groupe.

Beaucoup d’entre elles ont déjà repris leur travail, même partiellement. Nathalie, commerçante, n’a pas souhaité, elle, trop s’arrêter. "Je suis à mon compte. Je ne pouvais pas. Avec le travail, je me sens vivante !

Hélène raconte avoir sollicité toutes ses amies, même celles qu’elle avait perdues de vue, lorsqu’elle a appris la présence d’une tumeur dans son sein. C’était il y a sept mois. "J’avais lu le livre de David Servan-Shreiber sur le cancer. Il expliquait que les malades qui ont plus de dix personnes sur qui compter, ont davantage de chance de guérir." Par sa maladie, elle a ainsi renoué quelques contacts. "C’est important aussi le soutien de la famille", rajoute-t-elle. 

C’est au cours d’une mammographie de contrôle que sa tumeur a été diagnostiquée. Depuis ses 50 ans, cette Audoise se faisait dépister tous les deux ans. La boule maligne ne mesurait que deux centimètres. "C’est une chance qu’elle ait été trouvée", avoue Hélène, avant d’insister comme toutes ses camarades du groupe sur l’intérêt de la prévention.

"Il faut aussi que les femmes apprennent à se palper", rajoute Nathalie, qui, par ce geste, a découvert une grosseur anormale il y a deux ans. "Mon instinct m’a dit que c’était quelque chose de grave." Une dizaine de jours après, elle était opérée. "J’ai eu la chance de tomber sur les bonnes personnes. " D’autres, au contraire, regrettent de ne pas avoir su à qui s’adresser. "J’ai mis cinq semaines avant de trouver quelqu’un. J’étais perdue et seule", se souvient Myriam.
Autre regret, l’absence au sein de certaines structures d’hospitalisation de conseil ou d’orientation après l’intervention. C’est ainsi bien souvent par le biais du bouche-à-oreille qu’elles ont connu ce cours.

"Mais nous avons de la chance, nous. Bien d’autres femmes doivent se sentir isolées", avouent-elles. Avant de plaider en faveur de ce lien pour l’activité physique mais aussi l’échange. "On se donne des conseils. Et avant une chimio, on s’envoie un SMS d’encouragement."
 

Le programme Onco'sports

L’association Vita-Pause propose des activités physiques pour les personnes atteintes de cancer, à Palaja. Tous les mardis matins, un groupe de dames profitent ainsi des cours de Sandrine Marty, coach sportif. Par ces exercices, les pratiquants peuvent acquérir des techniques pour réduire les désagréments liés au traitement et à la sédentarisation. La pratique d’une activité adaptée est, par ailleurs, conseillée dans le cadre du processus de guérison. 

Ces séances s’inscrivent dans le cadre du programme Onco’sports, piloté par la maison Étincelle Languedoc-Roussillon.

Renseignements auprès de Sandrine Marty au 06 13 43 71 91 et www.vita-pause.fr.  

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